lundi 20 novembre 2017

Rimbaud, en passant...

 L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
 
 

Voici...


Voici ce que j’avais à dire en mémoire de qui j’ai malgré tout été –
 
auquel je dis adieu mais sans y renoncer.

 
Frédéric Berthet – Journal de Trêve




Les chansons de Bob Dylan...

Les chansons de Bob Dylan...Comme un shoot, font que je m'allonge et pleure sur le pont des souvenirs. Dehors, il pleut sur Paris et la liste des choses que je ne suis plus capable de faire est si longue que je m'accroche à cette voix, comme aux souvenirs de mes parents jeunes ; quand j'étais, par eux, protégé...
 
 

Bernard Noël, en passant...

L’écriture est fondée sur un détournement originel qui s’oublie tellement en lui-même qu’elle cherchera toujours d’où elle vient.


Bernard Noël

dimanche 19 novembre 2017

Interlude musical


Les copains...

Merci à tous ceux qui sont passés me voir au salon de L'autre livre. C'était bon de revoir mon cher éditeur Jean-louis Maurice Massot ; mais aussi Serge Prioul, le poète, Tom Buron , Cédric Merland , Christophe Bregaint , R.C., Damien Paisant , mon autre éditeur, Alain Gorius...et j'en passe. Il ne manquait que mon cher et adoré éditeur Olivier Brun des éditions La Dragonne, mais il m'a appelé pour me dire qu'il buvait des coups à Londres...
 
 
Photo avec Tom Buron
 
 
 
 
Photo avec Jean-Louis Massot, mon éditeur adoré

Berthet, en passant...


Il eut le sentiment que tout était habitable, sauf peut-être ce

sentiment lui-même.  
 
 
Frédéric Berthet – Journal de Trêve
 
 






Dimanche

Volupté de songer - avec indolence - et un rien de désuétude...
 
 

Interlude musical

 
Mathias (dit el viejo), François, Béatrice, Monsieur Garrel, Jean Gadenne ( dit Jeannot la seringue )...
Personnages de mon roman...Va-t-on se laisser, se quitter ?....
Vous coulez dans mes veines ; et nous nous heurtons à ce dimanche de Novembre, à Paris, à un mur : Le mot Fin,
- Comme une petite mort.
 
 

Roman : ai-je vraiment dit mon dernier mot ?...

 
Comme une envie de pleurer mon roman fini....

 
 

Alone / Seul / Solo...

Et maintenant, je suis seul, solo, alone, devant mon manuscrit fini. Je relis et me sens seul...Je n'ai pas envie d'en rester là ; vais peut-être ajouter de nouveaux chapitres - ou pas. Je me sens si seul quand j'ai terminé un livre. Seul, sans mes personnages, mes décors, mes pensées distillées dans les dialogues.
 
So alone...
 
 

samedi 18 novembre 2017

Cioran, en passant...


Mon existence m'apparait comme la dégradation et l'usure d'un psaume.

Cioran

Interlude Musical


Rilke à Lou Andréas-Salomé

C’est seulement pendant mes journées de travail (fort rares) que je deviens réel, que j’existe, que j’occupe l’espace comme une chose, pesant, gisant, tombant, et puis une main vient me relever. Inséré dans l’édifice d’une grande réalité, j’ai alors le sentiment d’être un élément important, posé sur des fondations profondes, encadré à droite et à gauche par d’autres portants. Mais chaque fois, après ces moments d’insertion, je redeviens la pierre rejetée au loin, si inerte que l’herbe de l’inaction a le temps de pousser sur elle. Il y a donc constamment devant moi cette unique tâche à laquelle je ne m’attèle toujours pas, bien que je doive le faire : trouver le chemin, la possibilité d’une réalité quotidienne…
 
Lettre de Rainer Maria Rilke à Lou Andréas-Salomé.
 
 

José Bergamin, en passant...

Les choses restent. Les idées s'en vont. Voilà pourquoi la réalité n'existe pas.

Madrid, 1935

Proust, en passant...

La paresse. Fuyez les écrivains  qui se mettent à leur bureau à huit heures du matin et ne le quittent pas avant 18 heures. Ils ont raté leur carrière de fonctionnaire.


Marcel Proust

vendredi 17 novembre 2017

Il n'y a pas que lui...


No hay mas que decir




Comme le possible est incertain, je me figure que l'impossible se produira.

Les affinités électives, Goethe

Le risque quand on a fini un roman...

Voilà comment je me sens quand j'écris...

La nuit / Paris...

C'est... La Nuit...La Dérive...La Joie....Paris...
 
 
C'est désuet et inoubliable
 
comme la Vie.
 
 
 
F.Sanchez copyright 2017

Well...

Mon roman est fini ; j'ai déjà le blues.
A présent,
il faut laisser reposer.
Puis relire...
 
 

Maybe

Bon un peu de promo / je serai demain (samedi 18/11) en séance de dédicace au stand des editions Les carnets du dessert de lune, de 13h à 14H, au salon du livre indépendant qui se tient à L'Espace des blancs manteaux, dans le quartier du Marais, rue vieille du Temple. Pour mon livre "Dans le spleen et la mémoire".
Au plaisir de vous y retrouver...
 
 
 
 
 
 
 

This is the end, beautiful friend, the end....

Quasiment parvenu à la fin de mon roman. Il ne me reste que le chapitre final...Une sorte de fièvre nostalgique s'empare de tout mon être. Nostalgie de l'ivresse d'écrire...Il va me falloir attaquer autre-chose, si je ne veux pas passer par un certain Baby Blues...Mais quoi ? L'avenir nous le dira.
 
 
 
 

The end is coming soon

J'approche de la fin de mon roman et comme me disait ma jeune fiancée Leslie, quand j'avais dix sept ans : "L'incertitude des instants est violente." Oh que oui, ma jolie....Mais Bill est là, qui me donne force et courage et me console - Les mots m'attendent ; je vais au-devant d'eux - en tremblant comme une feuille d'automne.
 
 

Intervale musicale


Paris La Belle

Par tous les saints, comme je me sens bien à Paris...Ce que je préfère, c'est lire et écrire au café, et le soir, en écoutant de la musique, me relire - et même si je constate que je ne suis pas Marcel Proust ou Elias Canetti, je trouve que je ne fais pas de la trop mauvaise ouvrage ; et même que je suis supérieur à certains, mais là n'est pas la question, il n'y a d'ailleurs pas de question - je voulais juste dire , en passant, mon attachement à cette ville, à mon salon, à ma chambre - aux mots des autres (les bons). Il est bel et bien consommé l'exil sudiste, my blue eyed son, my darling young one.
 
 
 
 
Photos signées Brassaï
 
Je ne sais pas pourquoi, mais en dehors des grandes villes que je connais, comme Paris où je vis, mais aussi Barcelone, je déprime et deviens friable. Je suis résolument allergique à la vie de province, ce n'est pas par snobisme, mais par incapacité ontologique de m'y adapter, j'ai ça dans le sang, la province me déprime. Montpellier, si tu savais combien je ne te regrette pas. Montpellier, je te vomis. Paris seule infuse en moi l'appétit de la vie et il n'y a qu'entre ses murs que j'ai rendez-vous avec les Muses.
 
 
 
Photo: Brassaï, 1932

Love Paris

Hier soir, superbe soirée avec mon ami Quentin (Paris by night), un verre rue Faubourg Saint Denis, promenade Boulevard Bonne Nouvelle, repas chez Chartier, puis café en terrasse...C'était magique ; comme Paris est belle. Nous avons devisé de la mort, de Dieu, de la musique que nous aimions, de nos souvenirs de jeunesse lorsque nous étions en collocation dans ce même quartier ; puis retour, en solo, chez moi, par le dernier métro - magique, avec sa faune noctambule - lisant Elias Canetti. Comme j'aime Paris, combien je revis...
 
 

Alejandra, en passant...

Dame toute petite
logée dans le cœur d’un oiseau
elle sort à l’aube et prononce une syllabe
NON

...
*
Reloj
Dama pequeñísima
moradora en el corazón de un pájaro
sale al alba a pronunciar una sílaba
NO



Alejandra Pizarnik

 

mercredi 15 novembre 2017

Photo du Jour.



Doutes et effroi

Aujourd'hui, je suis perclus de doutes quant à l'écriture de mon roman ; mais n'ai-je pas l'habitude ?
Enchainé à ce que Spinoza appelait Les passions tristes.
La lucidité voudrait que j'envois tout par le feu, mes écrits miniaturistes. L'impossibilité aujourd'hui où je suis de me donner pour ce que je suis - de me livrer - sous un autre éclairage - à la répudiation des Muses - car la désinvolture n'est ici point admise - ou, aux données immédiates de la conscience chères à Bergson.
 
Fabien Sanchez copyright 2017
 
 
 
 
 

Pensée du soir...

L'exercice de la vie aboutit toujours en dernière analyse aux petites choses de l'esprit...qui en font des caisses ou du mauvais sang.
 
 

Write and Relax

Sainte-Colombe...Relaxant après l'écriture...Cette ingrate si prisée...et si peu séduite...par ses prétendants.
 
 

Le roman que j'écris...

Le roman que j'écris aura au moins cette qualité que j'apprécie chez les autres, qui est d'être court......Il me reste deux chapitres ; l'un dans un McDo et l'autre dans la sphère des idées et de l'introspection , et hop , après .... Eh bien, l'avenir nous le dira. Mais comme le dit Thierry Marignac dans sa correspondance avec Frédéric Schiffter : Il n'y a plus que les romanciers qui n'écrivent plus........
Et j'ajoute cette phrase que vient de m'écrire Mark SaFranko comme aboutissement de l'écriture : Reward nothing.
Je ne suis pas sorti de l'Auberge...Même accompagné par les Pleurs de Monsieur de Sainte Colombe.
 
 

dimanche 12 novembre 2017

Work in progress


La mélancolie - que j'éprouverai même au paradis - est ce qui signe depuis mon enfance mon appartenance à l'aristocratie de la sensibilité, ou de la sensiblerie. Si toute vie est la perpétuelle leçon de nos échecs : j'aurais appris à être un perdant ; après la jeunesse dionysiaque, où je croyais en ma bonne fortune.
 
Fabien Sanchez - Tristesse Royale - 2017


 

Work in progress

Comment s’appuyer sur soi, quand le monde vous a couché ? Et comment compter sur soi quand on ne sait pas, ou ne sait plus, qui l’on est ? Angoisse de dépersonnalisation ? L’épuisement de la vie en moi, sa forme si subtile et parfois brutale d’abandon ne me font plus aspirer qu’à la position couchée. Mes forces me quittent dans la forme sous laquelle la paresse et le désespoir se caractérisent : une envie de tomber, de m’échouer dans mon lit. Cette déflagration de mon énergie vitale (de mon humanité ?) a un sens plus minable qu’une posture philosophique ne porterait à le croire. L’indolence est la fille de ma tristesse, laquelle est la petite sœur de l’ENNUI.
 
Fabien Sanchez - Tristesse Royale - copyright 2017
 
 
 
 

samedi 11 novembre 2017

Francis Ponge, passe et repasse....

Voit se rétrécir vite l'intérêt du soleil.

Francis Ponge - Quatre satires

 
 

Les larmes de la guerre

Ce morceau, parce-que je n'ai jamais connu la guerre, n'ai jamais été soldat ; et pourtant...J'ai lu "A l'ouest rien de nouveau" de Remarque, et vu nombre de films de guerre. La guerre me hante, me fascine, me fait horreur ; la guerre est le pire que je n'ai pas vécu....










Marianne, Gide et moi...Sous le regard de Dieu.

 
La lecture du Journal d'André Gide et l'écho de la voix cassée, brisée et pleine d'amour et de rage de Marianne Faithfull : sont le lot de ce Jour. Gide et Marianne se marient bien ensemble - je trouve - ; aussi je les réunis une fois de plus ici (devrai-je dire ici-bas ?) : leurs vérités et mes mots mensongers - puisque je suis aussi poète - même si je ne parle pas en Broken English ; au cœur de la nuit qui tombe ; tous trois sommes des hérétiques hallucinés. Loin de l'église - il y a encore le salut - Dieu aime les artistes, car opposés à lui, ou joignant les mains vers le ciel - ils le servent, et comme l'a chanté Bob Dylan : You gotta serve somebody. Alors je vous laisse écouter Marianne et vous livre cette phrase de Gide - puisqu'il fait parti du décor de ce nodule : "L'ainsi soit-il, dés qu'il favorise une carence, est impie."
J'ajoute ceci :
Quel guide peu sûr que le désir...
 
Fabien Sanchez - copyright 2017

Gide, en passant...

Il est certaine façon d'adorer Dieu qui me fait l'effet d'un blasphème. Il est certaine façon de nier Dieu qui rejoint l'adoration.
 
André Gide - Journal 
 
 

Le lundi et le mardi...

La terre devint l'enfer le jour où fut inventé le lundi. Mais il en fallait plus pour démoraliser l'homme : dès le mardi, il inventait le suicide.
 
B.J. Lherbier
 

Villon, en passant...

Rien ne m'est sûr que la chose incertaine.
   
François Villon



vendredi 10 novembre 2017

Gide en musique avec Marianne Faithfull : Words and song.


Richard prise fort en moi cette passivité qui me maintient dans les sentiers de la vertu, où d'autres, pareils à lui, m'ont poussé. Il appelle souvent vertu l'acceptation, parce que cela la permet aux pauvres.

Interlude musical - Marianne Faithfull - Give my love to London

Un peu de musique pour changer /
avec la superbe Marianne /
sa voix est "l'envers sinistre de trop de choses..." - Gide.
 
 

Francis Ponge, en passant...

Hélas, pour comble d'horreur, à l'intérieur de nous-mêmes, le même ordre sordide parle, parce-que nous n'avons pas à notre disposition d'autres mots ni d'autres grands mots (ou phrases, c'est à dire d'autres idées) que ceux qu'un usage journalier dans ce monde grossier depuis l'éternité prostitue.
 
Francis Ponge, Proêmes, les écuries d'Augias
 
 

jeudi 9 novembre 2017

Ecrire - again & again .....................

J'attaque le sixième chapitre de mon roman - l'action se situe au point du jour - dialogue d'adieux entre mon narrateur et la femme d'un soir - inspirée par Jeanne Moreau - avec Paul Simon en fond sonore. Il y a pire dans la vie - en tout cas j'ai connu pire - vive le temps courbé et la liberté vaporeuse - dans une ligne droite créative.
 
Fabien Sanchez copyright 2017
 
 
 
Cette chanson me ferait pleurer si je n'étais pas...si je n'avais pas déjà suffisamment pleuré dans ma vie...

Prigent, en passant...

Pétrarque disait: "Je ne veux pas que mon lecteur comprenne sans effort ce que je n'ai pas sans effort écrit moi-même." Sans doute ne faut-il pas voir dans cet...te phrase une affirmation d'élitisme ésotérique. Bien au contraire: cette phrase nous dit que "poésie" est le nom de la chance donnée à un lecteur, engagé dans la vertigineuse précipitation prosodique ou dans les empâtements de la polysémie, de poser son temps en travers du temps et de prendre momentanément, dans l'épaisseur ralentie du déchiffrement, l'initiative sur le temps.
 
Christian Prigent - A quoi bon encore des poètes - POL
 
Nota Bene :

Le travail de création littéraire de Christian Prigent s'est accompagné d'un travail de réflexion et d'écriture d'essais aussi bien sur la littérature que sur la peinture. L'approche critique de Christian Prigent contribuera à déterminer les avant-gardes littéraires de la fin du XXe siècle en France. Posant, en liaison à une lecture de Jacques Lacan que la littérature est une expérience de la négativité, il réfléchit aux expériences littéraires qui traduisent cette négativité.
En effet, pour lui, la littérature doit s'affronter au réel, or le réel, selon Lacan, c'est là où le langage se brise. La littérature est alors cette expérience de l'impossible : dire le réel, alors qu'il est impossible à saisir. La littérature va être déterminée alors par Christian Prigent comme un lieu d'aporie, de tension qui a pour conséquence des formes littéraires extrêmes, ce que l'on retrouve parfaitement à partir du titre d'un de ses premiers essais : La langue et ses monstres.
 
 

 

Ecrire - encore - et encore -

Les mots qui se donnent à voir comme un collapsus du jour, comme des plantes ruderales, saignent au long des phrases - succintes - évasives - instituant une radicale coupure avec l'évanescence - des choses - Le Jour chasse la parole plébeiene - introduit les coupures au bout des doights - la chasteté - et l'amour - dont voici les notes - sur la rive accore - rejet de l'impassibilité - nécessité d'advenir - courage (il faut fuir) - trouver sa place - loin, si loin - & l'on est proche - élargir la remembrance - taillader les norias de mots équivoques - analogues - aux mots des dieux antiques - ne pas mentir - recueillir le sang du Christ - la pudeur outragée ergote sur le reste - l'infini et l'étonnant désir - de vivre ; égorgé par l'écriture.


F. Sanchez 2017




Ecrire...

Fourbu - l'écriture a saigné aujourd'hui - des mots ombragés - je ne sais pas pourquoi - toujours loin du soleil - Mes muses aiment les recoins sombres - ce n'est pas grave - nous nous aimons - Les phrases sont nos enfants - elles pleurent souvent - instituant une radicale coupure - dans la pertinence - de la déréliction - pour se donner - à voir - comme résurgences ; ...
 
Fabien Sanchez copyright 2017

 

Les mots peinent en musique

Aujourd'hui la ligne est coupée qui va de mon cœur à mon âme. L'écriture se fait laborieuse, mais en bonne compagnie ; que je partage ici.
 
 

mercredi 8 novembre 2017

Marcel Conche, en passant...

«Les philosophies qui se sont mises tellement à la merci du temps historique ne sont plus, au bout de quelques lustres, que des objets d'histoire. Sartre, Hegel, expressions et organes de leur époque, ont construit dans l'éphémère - cette époque elle-même. Le temps conteste toute chose. Tout perd de son importance. La réfutation même devient inutile

Marcel Conche - Philosopher à l'infini.
 
Merci Taedium vitae laconique
 
 

Bruckner, en passant...

«Dilemme  de l'individu : il voudrait n'être qu'au fondement de lui-même mais quête  avec angoisse l'approbation de ses proches. Il voudrait pouvoir dire comme l'ex-yippie Jerry Rubin : ''Je dois m'aimer assez pour n'avoir pas besoin des autres pour être heureux.'' Formule improbable et qui rappelle cette autre de l'économiste français Léon Walras : ''Être libre, c'est se sentir quitte de tous les autres.'' Le solipsisme ne fonctionne pas ou avec de multiples ratés. L'affirmation qu'on n'a besoin de personne va de pair avec le constat désolé que personne n'a besoin de nous, l'orgueil de l'autosuffisance avec l'angoisse d'être seul, l'aspiration à se distinguer avec l'imitation frénétique des autres. Tel est le tournent du misanthrope : pratiquer la séduction  par l'invective, mendier les suffrages des hommes tout en les méprisant, cacher son envie démesurée de compagnie sous les apparences de l'éloignement. Il se doit d'être dans le monde pour le vomir et si le monde lui tourne le dos, il lit dans cette froideur la justesse de son diagnostic et vaticine sur la méchanceté de la foule.»


Pascal Bruckner dans Le paradoxe amoureux.

Merci à Taedium vitae laconique de m'avoir instruit de ce texte superbe.

L'ambitieux

Savoir la précarité de toute gloire humaine n'éteint pas chez l'ambitieux la soif de primer : il veut sa place parmi ceux qui font éclater le crime du néant.
 
Jean Rostand
 
 

Gabriela Manzoni a encore frappé


mardi 7 novembre 2017

Amer constat

Car je vois que tous, tant que nous sommes, nous ne sommes rien de plus que des fantômes ou une ombre légère.

Sophocle

Trop peu de choses

Nous venons de trop peu de choses ; et allons vers - le Moins.
Après cela ? Eh bien, c'est simple ; ou bien c'est le Néant ou bien, c'est Dieu.
Mais on sera toujours des moins que rien.


Fabien Sanchez copyright 2017
 
 
 

Bill Evans - ses notes et mes mots

Avancé dans l'écriture de mon roman, doucement, tout doucement, en musique. Les muses aiment ces notes et me le rendent bien ; avancer tout doucement - scène de rencontre nocturne entre un jeune homme et une femme qui lui évoque Jeanne Moreau dans "Ascenseur pour l'échafaud" de Louis Malle. En douceur donc, avec tact....cette sensitivité fragile - l'esprit en alerte - le temps aboli.
 
 

Godard, en passant...