vendredi 26 août 2016

J'aime Woody Allen, mais ses films ont toujours lieu dans des milieux très aisés ; très très aisés. Certes, il parle de ce qu'il connait et en parle très bien, mais tout de même, en tant que fan, je me sens , comment dire ? - quelque peu exclu ; et un brin envieux et jaloux.

mercredi 24 août 2016

Je lis "Le jardin d'Eden" d'Hemingway. Je sais, cette information ne présente en soi aucun intérêt, mais j'avais besoin de le dire. D'autant qu'il y a cette phrase géniale dedans, qui servira de titre à l'une de mes nouvelles : Impossible de tromper un miroir de bar.

Le travail avance

Je suis en train de fignoler un recueil de nouvelles qui s’appellera "Brooklyn et autres nouvelles." L'impression de tenir quelque chose de beau et de fort. Au travail donc !

En voici, comme avant-goût, la liste exhaustive des nouvelles qui y figureront :

Brooklyn
Le martyre de Charlie
Les dunes blanches
Une glorieuse sensation de déshonneur
Spleen ville
Le ciel au-dessus de Berlin
Autrefois l'innocence

mercredi 17 août 2016

Ce que Simone Weil ne peut absolument pas concevoir...

Ce que Simone Weil ne peut absolument pas concevoir : que l'on puisse s'élever - que l'ascension soit possible. Elle ne connaît que la descente, et le haut par déduction seule.
D'où, quoi qu'on en dise, son infinie tristesse. Et, quoi qu'elle en pense, son Dieu - mais oui : une consolation ! Le haut originel, vous le retrouverez, tout à la fin, quand vous serez au plus bas.
Dans son langage : nu, tout nu devant la lumière.

André Comte-Sponville - Du corps - PUF

mardi 16 août 2016

J'ai publié six livres : je ne comprends pas pourquoi je me traîne une aussi piètre image de moi ; le sentiment d'être un raté. Bordel de merde, il faut que ça cesse !

Mon livre en Amérique

Viens d'apprendre par mon éditeur Alain Gorius que mon livre publié par ses soins chez Al Manar, "Jours de gloire" était désormais présent dans treize universités américaines. Moi, qui rêve d'aller là-bas un jour, un peu de moi y habite désormais. That is very cool folks !

lundi 15 août 2016

Quand Shakespeare me fait frissonner...

Fatigué de ce monde je demande à mourir,
lassée de voir qu'un homme intègre doit mendier
quand à côté de lui des nullités notoires
se vautrent dans le luxe et l'amour du public,
qu'on s'amuse à cracher sur la sincérité,
que les places d'honneur sont pour les plus indignes,
qu'on offre des corps vierges à des désirs brutaux,
qu'on couvre d'infamies le juste diffamé,
qu'un fort devient infirme au pouvoir du difforme,
que l'art est bâillonné sous un règne arbitraire,
que des singes en docteurs décident du génie,
qu'un être simple et vrai est traité de stupide,
que le bien asservi est esclave du mal...
Fatiguée de tout ça, je veux quitter ce monde
sauf que si je me tue, mon amour sera seul."
 

William Shakespeare